La petite sirène d’Andersen ou la tentation de la sublimité

L’infini idéal de la petite sirène

Frantisek Kupka, The Wave, 1902, wikiart.org
« Enfin tu as bien fait de venir ; demain, au lever du soleil, c’eût été trop tard, et il t’aurait fallu attendre encore une année. Je vais te préparer un élixir que tu emporteras à terre avant le point du jour. Assieds-toi sur la côte, et bois-le. Continuer la lecture de « La petite sirène d’Andersen ou la tentation de la sublimité »

La migration des murs de James Noël

La poésie à l’épreuve des murs

James Noël, Ayiti la ! Les lettres haïtiennes en mouvement, manifestation organisée par Coopération Éducation Culture ong au Jardin botanique de Bruxelles, 8 juin 2017

Publié chez Galaade, dans la collection Auteur de vue, le recueil La migration des murs de James Noël est une œuvre protéiforme, sans point et sans fin comme le règne proliférant des constructions contre lesquelles butent le marcheur et celles tellement plus pérennes prisons de l’esprit.
Il faudrait un peu méditer sur les
murs des maisons, qui parfois sont
sans fenêtres ni portes de secours
Nulle vue qui ne donne sur l’humain
p. 18 Continuer la lecture de « La migration des murs de James Noël »

Pâques à Paris

L’apparition de la belle dame fée

Alexander Roslin (1718–1793), Portrait du baron Thure Leonard Klinkowström, commons.wikimedia.org

Le père pâle a dit qu’il fera chaud au printemps. La date approche et tout le monde discute des températures négatives. Le froid est pire que certains jours de l’hiver. Est-ce ça l’histoire de la demi-saison ? J’ai oublié d’interroger monsieur ou madame Van Deck parce que, dans la chose météo, seul me touche Vent d’Est. Ce ne sont pas les anges qui ont fait monter notre petit bébé perdu du cimetière au paradis. Monsieur Andersen a écrit que Vent d’Est transporte les gens dans le jardin du paradis où ils sont pour toujours heureux. Continuer la lecture de « Pâques à Paris »