Astérie Mukarwebeya et la passion de la justice sociale (1/2)

Une bien intéressante histoire belge

Les vagabonds sans trêves : Astérie Mukarwebeya, après avoir accepté de décrypter la phrase suivante : J’ai la chance d’avoir le physique parfait pour les entretiens d’embauche (dans la rubrique vagabonds experts, lire ici), merci d’accorder, au blog Les vagabonds sans trêves, ce nouvel entretien.
Astérie Mukarwebeya : C’est avec plaisir que j’accompagne Les vagabonds sans trêves.

Astérie Mukarwebeya, assistante sociale belge

Vous êtes née au Rwanda, dans une famille de combien d’enfants ?
Douze.

Tous du même père et de la même mère ?
Dix des mêmes parents. Plus deux enfants adoptés. Ils sont de la famille de ma mère et leurs parents étaient décédés. Et puis, de temps en temps, il y avait aussi des cousins et des cousines qui venaient, les écoles se trouvant loin de chez eux.

Le Rwanda sur la carte du continent africain, commons.wikimedia.org

Et la profession de votre père était…?
Mon père ! Ah, mon père qu’est-ce qu’il n’a pas été ? Il a été juge, il a été bourgmestre, il a été enseignant…

Ces activités le placent dans une position de notable.
Oui ! Et ma mère, pratiquement toute sa carrière, a été directrice de maternité. Et, chez nous, il n’y avait pas alors le système de travail à temps plein, alors elle travaillait toujours à temps plein. Avec autant d’enfants à la maison ! Tandis que mon père, pendant au moins une dizaine d’années, travaillait trop loin pour revenir le soir. Il ne rentrait que le week-end chez nous.

C’est-à-dire où ?
À Nyanza qui est dans le sud du Rwanda. En fait, c’est l’ancienne ville de la monarchie. On peut dire la capitale royale avant l’avènement des Républiques.

Ville de Nyanza au Rwanda, commons.wikimedia.org

Vous avez une formation d’assistante sociale. Dans votre fratrie, y a-t-il d’autres diplômés de l’enseignement supérieur ?
Oui, tous le sont. Les parents nous encourageaient à étudier.

Comment êtes-vous arrivée en Belgique ?
J’ai marié un Belge qui travaillait alors au Rwanda. Mais, quand je me suis mariée à la fin de l’année 1983, j’ai perdu ma nationalité rwandaise. C’était la loi en vigueur ! Le gouvernement d’alors avait instauré cette procédure où une Rwandaise qui mariait un étranger perdait automatiquement sa nationalité. Du coup, la femme était obligée d’avoir la nationalité de son mari. On passait au tribunal de première instance pour dire, devant les juges et les témoins, qu’on faisait une déclaration de perte de nationalité à la suite du mariage avec monsieur untel. J’ai encore ce document quelque part dans mon grenier, attestant que, oui, j’ai perdu ma nationalité ! Comme toutes les Rwandaises qui se sont mariées à l’époque.

Couple enlacé, Chypro-archaïque II, 600-475 avant J.-C., musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille

C’est vraiment une déchéance de nationalité…
Oui, parce qu’on épouse un étranger ! C’est la seule chose qui dérangeait mon père dans mon mariage. Une semaine après mon mariage, j’étais Belge. Et le Rwanda m’a délivré une carte de résident étranger. Et j’avais une carte d’identité belge et un passeport belge avec le visa que le Rwanda m’avait accordé et qui équivalait au temps de travail de mon mari. Après, zou ! On me mettait à la porte ! J’étais une Belge, mais je n’avais jamais mis les pieds en Belgique. Mais, bon, voilà, quand on est amoureuse, à ce moment-là, on s’en fout !

Figurine féminine à oreilles ajourées, figurine féminine à tête d’oiseau, figurine féminine, époque bronze récent, musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille

C’est choquant. Les procédures juridiques autour des mariages sont la région du non-sens.
Bien sûr ! Et, moi ça va, car je suis un drôle d’oiseau, oui, avec un caractère de cochon ! Je me suis bien adaptée ici.

Ville de Namur par rapport à Bruxelles, la capitale de la Belgique, commons.wikimedia.org

Aussi parce que je suis tombée, à Namur, dans une famille de chouettes gens dont l’entourage, les connaissances sont des personnes bien. Mais des Rwandaises ont eu des mariages et puis des divorces épouvantables qui ne leur ont pas permis de s’en sortir. Et elles n’avaient qu’une seule nationalité ! Comme elles n’ont pu se débrouiller comme je l’ai fait, pour ces femmes, ça a été une catastrophe ! On n’imagine pas les histoires de déracinement subi, de précarité psychique, de difficulté à trouver du travail… Comprenez que parmi ces femmes, certaines ont épousé leur patron ! Elles travaillaient comme bonne chez quelqu’un qui finalement les a épousées. Et, elles n’avaient pas un caractère ni une formation qui permet de batailler ici.

La Belgique sur la carte du continent européen, commons.wikimedia.org

Sans autre choix que de suivre leur mari, elles se sont retrouvées dans les Ardennes ou dans le fin fond de la Flandre.

Carte des provinces belges; commons.wikimedia.org

Lorsqu’on arrive dans un pays inconnu comme ça, O.K., il y a la famille du mari et ses amis, mais ce ne sont pas vos proches, ce ne sont pas vos amis. Moi, j’avais quand même l’avantage d’une formation d’assistante sociale qui me permettait de discuter avec les gens, d’être à l’aise s’agissant d’établir des relations avec eux et de saisir des subtilités de la vie ici. Il faut dire que j’ai fait les études secondaires chez des religieuses belges, les sœurs de Notre-Dame qui ont des bonnes écoles ici et avaient instauré le même système chez nous. Tout ça m’a outillée, permis de comprendre et de trouver mes marques.

Poupée de fécondité, terre cuite, IIIeme période intermédiaire, XXIIeme dyn., musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille

Vous avez eu des enfants ?
Oui, deux filles.

Qui sont cent pour cent Belges ?
Oui, comme leurs parents, elles ne sont que Belges !

Statuette de Bès d’heureuse maternité, dieu du foyer originaire du Soudan, musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille

Voilà une bien intéressante histoire belge !
Et comment !

J’ai lu quelque part que plus de la moitié des Noirs en Belgique sont des gens nés en Belgique, dont un ou les deux parents sont Belges. Et que le parent noir a parfois hérité de la nationalité belge de son ascendant. Pourtant, on observe une difficulté à coller à la réalité que, dans la population noire, il y a des Belges nés de parents belges, diplômés de Belgique et qui ne connaissent que la Belgique…
Oui ! Et ils n’ont pas accès à l’emploi qu’ils méritent. Sauf les diplômés qui excellent dans des domaines archi pointus.

Icone antiracisme d’Unia, unia.be

Là, les entreprises s’en fichent de la couleur de peau. D’ailleurs, j’ai l’impression que, dans le secteur privé, les gens sont alors plus facilement engagés que dans le secteur public. Ils peuvent passer des tests, des examens… Si ça va, il n’y a aucun problème. Je pense à une fille, car on parle aussi des filles, qui a un boulot extraordinaire, c’est une trentenaire d’origine rwandaise qui travaille dans une société fabricant des tableaux de bord des avions. Elle n’a jamais été au chômage, bien sûr ! Elle est ingénieure civile. Elle a travaillé pour Jaguar et d’autres grandes entreprises qui n’en ont rien à faire de sa couleur de peau, ce sont ses compétences qui priment. Mais nous parlons d’un domaine ultra pointu. Très spécialisé ! Il faut, quand même, souligner que les jeunes élevés ici et diplômés n’ont pas peur de bouger. Ils se déplacent en tant qu’Européens qualifiés et partent facilement aux États-Unis, au Canada et ailleurs… Par exemple, certains sont allés en Irlande. Dans cette île, il y a une petite population de Belges d’origine rwandaise. Et voilà, une perte encore une fois pour la Belgique !

Ils se déplacent plus facilement, car, souvent, ils parlent plusieurs langues.
Oui, en Belgique, l’apprentissage commence tôt. Et je pense à une Belge qui représente, dans le domaine des relations publiques, une marque de champagne.

Astérie Mukarwebeya, Benedicte Mubalo, Louise Ngandu, Aimée Mukunde, International Migrants Day 2015, facebook.com

Vous avez commencé à travailler quand chez Unia ?
En 1995. En fait, je suis arrivée en Belgique en septembre 1984. J’étais déjà enceinte de ma fille. Bon, en résumé, j’épouse un Belge qui travaillait dans la coopération. Le projet auquel il participait s’est arrêté pour la Belgique et il a été repris par les Allemands. Les Allemands avaient proposé de reprendre l’équipe belge qui grossirait leurs effectifs devant partir s’installer au Rwanda. Par conséquent, quand je suis venue en Belgique, c’était juste pour quelques mois, le temps que mon mari signe avec les Allemands et hop, la famille était supposée repartir. J’ai demandé une pause-carrière d’un an, car je n’ai jamais pensé rester en Belgique. Je travaillais alors, dans une commune, comme assistante sociale chargée des moyens contraceptifs. Au Rwanda, à l’époque, c’était un défi ! Une tâche extraordinaire dans un pays africain où nonante pour cent de la population sont catholiques. Mais une fois en Belgique, mon mari s’est ravisé. Il n’avait pas envie de travailler avec les Allemands. Moi, ah bon, alors quoi ? On fait quoi ? Il a voulu rester…

Namur, Fêtes de Wallonie 2009, Combat des échasseurs, Myben.be, flickr.com

Bienvenue en Belgique !
Ah ça ! Pour tout vous raconter, je suis arrivée à Namur, un 11 septembre, lorsque commençaient les fêtes de Wallonie. En découvrant ça, je me suis dit, mon Dieu, mais qu’est-ce c’est que ces gens ! On m’avait présenté tout le monde, des personnes comme il faut : elle est prof de science, de religion, lui il travaille dans telle entreprise… Alors, quand on m’a dit, on va aller à la fête, à la fête de la Wallonie, c’est une fête importante de toute la province, moi, chouette !

Boucles d’oreilles, collier en or, musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille

Je me suis préparée, je me suis mise sur mon trente et un, maquillée, coiffée, tout, tout bien, pimpante avec des chaussures à talons. J’allais à la fête, quoi !

Peket de Houyeu, alcool traditionnel de grain aromatisé aux baies de genévrier, maisondupeket.be

Et alors, quand j’ai vu entrer, à la maison, tout le monde avec des gourdes de péket autour du cou, des trucs, comment dire, des fringues toutes dégueulasses, j’ai dit, mais où vous allez ? Ben et toi, où tu vas ? Eh bien, je vais où vous avez dit, aux fêtes de Wallonie ! Ils ont tous ri et m’ont expliqué. Je suis retournée me changer en quatrième vitesse. Mais, une fois arrivée dans le centre-ville, évidemment, je n’ai rien reconnu. Je me suis dit, mais qu’est-ce que c’est que ça, il y a une semaine, tout allait bien ici ! Oh, le choc ! Non, non, j’ai dit, ce n’est pas possible ! je rentre chez moi !

Fêtes de Wallonie, ines s., flickr.com

Mais qu’est-ce que c’est que ça ? On boit dans la rue. Les adultes mangent dans la rue ! Mais… Et les profs et les autres qui avaient l’air comme il faut la semaine précédente ! Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Ce sont tous des malappris ! Toute une région de grossiers personnages ! Ce n’est pas possible, je dois rentrer chez moi ! Ça n’a rien avoir avec ce qu’on m’a raconté !

Vêtu de son fameux pull arc-en-ciel, Julos Beaucarne, conteur, poète, comédien, écrivain, chanteur, sculpteur belge, chantant en français et en wallon, julosland.skynetblogs.be

Alors, il y a une gentille qui me dit, demain, ne t’inquiète pas, on va aller au théâtre. Ah oui, moi, oui, oui, le théâtre ! Ça allait quand même, le théâtre ! Le théâtre, c’est bien. Sauf qu’elle m’a emmené voir Julos Beaucarne, une immense personnalité namuroise ! Je n’ai rien compris à ce qu’il faisait. Je ne savais pas pourquoi les autres rigolaient. Cinq ans après, j’ai écouté vraiment ce qu’il disait, c’est un type génial, oh ça oui, un grand monsieur ! Sauf qu’en débarquant d’Afrique, on me dit théâtre… Mais… Mais ce n’était pas du tout l’idée que je me faisais du théâtre. J’arrive là et, sur une scène, il y avait un seul type vêtu d’un gros pull comme un SDF, avec des lignes, plein de couleurs et tout ça, et qui tournait sur un vélo. Et je me dis, c’est pas vrai, il va descendre de son vélo. Chaque fois que j’y repense, je me marre !

Pouvez-vous nous raconter votre parcours professionnel ?
Quand, au bout de deux ans, j’ai compris que la famille ne repartirait pas en Afrique, je me suis décidée très sérieusement à chercher du boulot. Du coup, j’apprends que mon diplôme n’est pas reconnu et pour qu’il le soit, il faut que je retourne trois années à l’école.

Le Forem ou Office wallon de la formation professionnelle et de l’emploi est un service public de la région wallonne en Belgique

J’ai préféré alors faire des formations au Forem, le Service public de l’emploi et de la formation en Wallonie. Des formations de secrétariat et d’informatique et d’autres matières que je ne connaissais pas, comme du marketing, de l’analyse transactionnelle… J’avais l’idée qu’un de ces apprentissages me permettrait d’entrer quelque part et de travailler. Puis un ami me dit, tu sais, tu peux faire toutes les formations que tu veux, si tu n’as pas d’expérience professionnelle, personne ne t’embauchera ! Comme cet ami avait un frère directeur d’une entreprise du service public s’occupant des problèmes de dépenses énergétiques, j’ai postulé pour un stage. J’ai travaillé aussi au festival du film, de manière ponctuelle pendant quatre ans. Et aussi dans un cabinet d’avocats. Et en travaillant pour le festival du film, le bourgmestre m’a dit de venir à N.E.W, Namur-Europe-Wallonie qui est une association chargée de la promotion de Namur en tant que capitale de la Wallonie. C’était très intéressant ! On peut y côtoyer des industriels, des personnes qui exercent des professions libérales. Je ne me suis jamais enfermée, en fait ! Même si souvent j’étais la seule Noire présente, je parlais à tout le monde et je rencontrais des gens bien. C’est ainsi que j’ai trouvé du boulot à Bruxelles.

Poignée de bassin en forme de main, Ve-IVe av. J.-C., musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille

À la fin de notre premier entretien, vous avez dit que la majorité ne pense pas vraiment le quotidien des personnes à la peau foncée.
C’est un constat.

Les Noirs sont donc dans un déni collectif. Être noir, c’est circuler tous les jours dans l’impensé sociétal.
Raison pour laquelle je travaille chez Unia, car je fais partie des personnes qui, indépendamment de leur couleur de peau, sont convaincues que combattre toutes les discriminations est un chantier public essentiel.

Logo d’Unia, institution publique indépendante qui, en Belgique, lutte contre la discrimination et défend l’égalité des chances.

C’est la mission d’Unia ?
Oui, c’est une institution publique indépendante luttant contre la discrimination et défendant l’égalité des chances.

Vous êtes entrée comment dans cette institution ?
Au départ, je ne la connaissais pas. Mais une amie m’a dit qu’elle avait vu une offre d’emploi. Je m’y suis intéressée. Œuvrer pour une société plus juste ? Oui ! J’ai postulé. À l’époque, ça s’appelait le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme qui, lui, a été créé en 1993. J’ai fait un examen, j’ai passé un test. Et j’ai été embauchée en octobre 1995. Unia est le nom que notre institution porte depuis 2014. Historiquement, en fait, un service a été créé à la fin des années 1980 afin d’étudier ce qui se passait, qu’est-ce qui posait problème, pourquoi on entendait de plus en plus des partis dire : les étrangers dehors ! Et ça ne suscitait guère de réprobations. D’ailleurs, ces partis devenaient de plus en plus légitimes ! Ce service, créé pour quatre ans, s’appelait le Commissariat royal à la politique des immigrés et qui dépendait de la Fondation roi Baudouin. Sa mission consistait à voir où allait la Belgique autour des questions d’immigration, d’intégration et de racisme surtout. Et puis d’imaginer ce qui pouvait être fait. Et le Commissariat royal a fait une proposition au parlement visant à mettre en place un service public, mais avec un statut autonome. Ce qui veut dire qu’on n’est rattaché à aucun ministre, à aucun ministère. Et on a deux directeurs, un flamand et un francophone. Donc, le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme a commencé, en 1993, avec la loi antiracisme qui avait été adoptée en 1981, sauf qu’il n’y avait pas de service chargé de son application. Le travail du commissariat a mis en évidence ce vide institutionnel. En 1995, il y a eu la loi anti-négationnisme sanctionnant la minimisation, l’approbation du génocide des Juifs par le régime nazi. Et à côté du volet du racisme, il y avait aussi la problématique des droits fondamentaux des étrangers. Par exemple, l’accès au territoire belge, l’éloignement des étrangers, le séjour, les mariages… On a beaucoup travaillé aussi sur la loi internationale privée, les mariages entre les personnes de pays différents…

Déesses drapées, jeunes femmes debout, Ve siècle av. J.-C., musée d’archéologie méditerranéenne, Vieille Charité, Marseille

Et, en 2003, avec l’Union européenne, il y a eu l’adoption de la loi anti-discrimination qui porte sur les discriminations non raciales, c’est-à-dire qui concernent l’homophobie, le handicap, l’état de santé, les convictions religieuses et philosophiques… Cette loi est remplacée par celle de 2007. En résumé, on va se retrouver avec dix-neuf critères de discriminations protégés, comme les discriminations basées sur l’origine, l’ethnie, le genre… Et notre institution est compétente pour dix-sept. L’égalité homme–femme, elle, relève d’un institut à part, mais avec lequel nous travaillons beaucoup, car il existe des discriminations multiples et de tels cas, ce n’est pas du tout évident. Enfin, il y a la langue ! Il n’y a aucun service, en Belgique, pour faire appliquer la loi contre cette discrimination. Donc, la personne qui se sent discriminée sur la base de sa langue doit saisir elle-même le tribunal, alors qu’on a une personnalité juridique et qu’on peut déposer une plainte au tribunal à la place d’une personne. Cela dit, on privilégie quand même la méthode de la négociation, de la médiation… Aller au tribunal, ce n’est pas toujours le plus facile ni la chose la plus souhaitable pour la personne lésée.

Lucas Cranach l’Ancien, Allégorie de la Justice, 1537, commons.wikimedia.org

Le caractère symbolique d’un procès peut être exploité, mais à bon escient, non au détriment des personnes.
Oui. Quelqu’un qui vient en disant, j’ai l’impression d’être victime de harcèlement au travail, on préfère tenter de gérer cette ambiance néfaste au travail de façon à ce que la personne garde son emploi. Le but n’est pas de passer deux années au tribunal.

C’est dur un procès ! Même et surtout s’il a une grande portée symbolique, il faut pouvoir encaisser…
C’est dur ! C’est long ! Et en attendant, qu’est-ce que la personne peut faire ?

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, la suite de l’entretien se trouve ici, en n’oubliant pas que, comme pour sa première intervention sur le blog, les propos d’Astérie Mukarwebeya ont été recueillis dans un contexte strictement privé qui n’engage qu’elle.

Blowin’ in the Wind du prix Nobel de littérature Bob Dylan, parue sur l’album The Freewheelin’ Bob Dylan (1963), plus qu’une chanson, un hymne qui accompagne le mouvement des droits civiques :
How many roads must a man walk down
Combien de routes un homme doit-il parcourir
Before you call him a man ?
Avant que vous ne l’appeliez un homme ?
Yes, ‘n’ how many seas must a white dove sail
Oui, et combien de mers la colombe doit-elle traverser
Before she sleeps in the sand ?
Avant de s’endormir sur le sable ?
Yes, ‘n’ how many times must the cannon balls fly
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Before they’re forever banned ?
Avant d’être interdits pour toujours ?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind,
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
The answer is blowin’ in the wind.
La réponse est soufflée dans le vent.

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