Pâques à Paris

L’apparition de la belle dame fée

Alexander Roslin (1718–1793), Portrait du baron Thure Leonard Klinkowström, commons.wikimedia.org

Le père pâle a dit qu’il fera chaud au printemps. La date approche et tout le monde discute des températures négatives. Le froid est pire que certains jours de l’hiver. Est-ce ça l’histoire de la demi-saison ? J’ai oublié d’interroger monsieur ou madame Van Deck parce que, dans la chose météo, seul me touche Vent d’Est. Ce ne sont pas les anges qui ont fait monter notre petit bébé perdu du cimetière au paradis. Monsieur Andersen a écrit que Vent d’Est transporte les gens dans le jardin du paradis où ils sont pour toujours heureux. Continuer la lecture de « Pâques à Paris »

Où n’est pas entendu le parent conscient des discriminations

Voir, ou ne pas voir, telle est la question de la conscience sociale

Stik, Street artist, Londres

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, ça se passe en 2010, à Bruxelles, dans une famille belgo-française. Appelons Liberté la mère qui a la peau et les cheveux clairs, Fraternité le père à la peau foncée, Égalité leur mignonne fillette métisse de deux ans. Continuer la lecture de « Où n’est pas entendu le parent conscient des discriminations »

Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui bientôt aux éditions du Seuil

Une publication très attendue

penser_et_ecrire_l_afrique_aujourdhuiLes compagnons des Vagabonds sans trêves ne peuvent ignorer qu’Alain Mabanckou a organisé, le 2 mai 2016, au Collège de France, le colloque Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui. Continuer la lecture de « Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui bientôt aux éditions du Seuil »

Une histoire d’enfants qui n’aiment pas lire

Yvy et Otto ou l’aversion enfantine pour la lecture

Bouguereau William Adolphe, The hard lesson, 1884
Bouguereau William Adolphe, The hard lesson, 1884
Eduard Swoboda, Garcon lisant, 1814 1902
Eduard Swoboda, Garcon lisant, 1814 1902

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai aimé lire et écrire. Un de mes plus vieux souvenirs se rapporte à un livre : Boucles d’or et les Trois Ours. Ce souvenir qui m’a longtemps paru anodin est, en fait, de première importance. Il me faudra des années d’enquête pour comprendre à quel secret il se rapporte et de quelle mémoire à moitié effacée il est le vestige. Continuer la lecture de « Une histoire d’enfants qui n’aiment pas lire »

L’arbre aux lucioles

Lee Jeong Lok Nabi-34, 2015
Lee Jeong Lok Nabi-34, 2015

L’arbre aux lucioles

Plus tard, ils ont entendu le glouglou d’un torrent, au fond d’une ravine, au milieu d’un boqueteau. Un sentier avec des pierres plates en escalier et une succession d’arbres au tronc lisse et glissant d’avoir servi de rampe permettaient d’y descendre sans encombre. Le bord du ruisseau était tapissé de galets couleur d’albâtre et l’eau glacée, bue à petites gorgées, si bonne à la bouche, son odeur délicieuse. Alentour, dans le rideau de roseaux, d’invisibles grenouilles coassaient.
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Premier contact avec la folie

Les vagabonds sans trêves sont un espace de non-exclusion de la folie

Carl Spitzweg, The Bookworm, Museum Georg Schäfer
Carl Spitzweg, The Bookworm, Museum Georg Schäfer

Aussi vrai que chaque lecture apporte une nouvelle vision d’un roman, mon regard sur la folie n’a cessé d’évoluer avec le temps et l’expérience. J’ai à cœur d’affirmer à quel point cette réalité m’importe et quelle dette d’être conscient, compatissant, curieux de comprendre, je lui dois. Mais ceci est le bilan d’un long cheminement inachevé dont le point de départ enfantin était tout de même lourd d’effroi.

 

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En quoi Jane Eyre a tant compté pour moi ?

C’est l’année du deux centième ANNIVERSAIRE de la naissance de Charlotte Brontë

J. H. Thompson, Portrait de Charlotte Brontë, Brontë Parsonage Museum
J. H. Thompson, Portrait de Charlotte Brontë, Brontë Parsonage Museum

Les Anglais célèbrent en grande pompe l’anniversaire de la romancière et poétesse qui a écrit Jane Eyre, donc Charlotte Brontë dont la sœur Émilie est, tout de même, l’auteur du classique Les Hauts de Hurlement. Tout ça me rappelle ma découverte de Jane Eyre.

Jane Eyre, couverture d'une édition Penguin
Jane Eyre, couverture d’une édition Penguin

Quelle rencontre aussi hasardeuse que décisive ! Cependant, dans le roman, c’est le mystérieux personnage de l’épouse folle de monsieur Rochester qui me permet, enfin, de déposer le mot de folie sur le comportement singulier de la mère bio.
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Bon anniversaire monsieur Satie !

Erik Satie est né le 17 mai à Honfleur

Portrait d’Erik Satie par Suzanne Valadon (1893), source : wikimedia
Portrait d’Erik Satie par Suzanne Valadon (1893), source : wikimedia

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, j’aime beaucoup le grand compositeur français, Erik Satie, qui, il paraît, était d’une humilité charmante. Il appelait ses compositions géniales des « petites choses ».

Pour illuminer ma poésie, la petite chose que je vous propose est connue, c’est la Gymnopédie numéro I.

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Dis, papa, qui est saint Nicolas ?

Les apprentissages fabuleux

Voici un extrait d’un projet de roman intitulé Les fictions schizoriginelles et, en gros, pour vous donner un repère chronologique, une semaine de grippe fébrile s’est écoulée depuis mon arrivée en Belgique :

Christophe-Géraldine découvre saint Nicolas
Christophe-Géraldine découvre saint Nicolas

Le surlendemain de la fin de la fièvre féerique, Géraldine avait découvert son école. À part les craies, comme tout est nouveau : institutrice, écoliers, prénoms, vêtements, même le tableau noir qui est vert, perplexe, elle examine tout en grelottant malgré son manteau qu’on lui permet de garder.  Continuer la lecture de « Dis, papa, qui est saint Nicolas ? »

À quel âge avez-vous rencontré vos parents ?

La découverte des parents et du nouveau monde du vieux continent

CGM02À l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, oh, les roux ne sont pas toujours des petits gnomes !

Christophe s’étonne lorsqu’un grand monsieur roux l’entraîne gentiment par la main.
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Comment j’ai quitté Haïti, vu NY, NY USA et traversé l’Atlantique

CGM01Le voyage extraordinaire

Mon premier passeport était haïtien
Mon premier passeport était haïtien

J’ai six ans et demi et je ne suis pas nombreuse dans la tête, juste Christophe et les babilleuses voix infans de la prime triplette créole : Zoé, Inome, Génésia, au moment de l’il était une fois ludiquement normal du voyage extraordinaire, où, en donnant la main à une hôtesse, j’embarque à l’aéroport François Duvalier de Port-au-Prince. Continuer la lecture de « Comment j’ai quitté Haïti, vu NY, NY USA et traversé l’Atlantique »