Mon royaume pour une guitare de Kidi Bebey

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De la musique avant toute chose… Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, « Il pourrait y avoir bien des manières de raconter cette histoire » : quel incipit ! ouvrant sur un passage d’une ampleur fabuleuse liée à une guitare, lequel débouche sur le parti-pris de la narratrice tentée par l’ambiguïté suivante : « je ferais le récit de tout ce qui n’a pas été dit, je réinventerais la vie d’un homme et d’une famille, je prononcerais les paroles que je leur imagine afin de mettre mes mots dans les interstices et tâcher de comprendre pourquoi la vie emmène d’un continent à l’autre […]

Histoire de la mer de Jean Cayrol

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Géraldine au gré des courants de traverses Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, depuis l’âge de dix-neuf ans où le conte m’a été offert, parfois, les heures saturniennes de cœur haché, de chair poule mouillée, de souffle en algie et de moral en berne à la dépression du ventre serré, c’est ça, les moments misères de pas de deux avec le cavalier sentiment-de-néant me plongent dans Histoire de la mer de Jean Cayrol (1911-2005).

Cantique de l’acacia de Kossi Efoui

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l’inspiration femme forgeant le sens poète Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, en célébrant la résistance des femmes aux oppressions sociopolitiques, Cantique de l’acacia, le cinquième roman de l’écrivain et dramaturge Kossi Efoui, s’attache à la vérité inaperçue de certaines régions du monde, dont on sait comment les habitants meurent, mais guère comment ils vivent, avec quelle matière sont tissés leurs bonheurs, quel soin invisible sont élastiquées leurs audaces, raccommodées patiences. Dans la pesanteur des ténèbres, qui sont parfois les coulisses de Bonne Fortune, Io-Anna attendait l’enfant. (p. 29)

Ardeur et vacuité de Nathalie Gassel

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Vie et survie après la vie de la mère J’avais le choix entre une distraction sans joie et sans ardeur qui me permettait de fuir au dehors ou les émotions denses et pensantes du dedans. Mais rien qui intéressa la satisfaction du besoin brûlant, authentique et frustré d’une compagnie agréable. Ce manque prenait une grande place, il donnait à presque tout une atmosphère de vacuité, de lenteur et de vide. (p. 9)

Al Capone le Malien de Sami Tchak

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De la profondeur des apparences sans une parcelle de jardin secret Dans Al Capone le Malien, le septième roman de l’écrivain et essayiste Sami Tchak, le narrateur, René Chérin, un journaliste français, est accueilli, à l’aéroport de Conakry, par le Guinéen Namane Kouyaté qui ne correspond pas à l’idée, grand et robuste, qu’il s’en était faite :