coups de tête

Maestros femmes d’aujourd’hui et d’hier

La direction d’orchestre : une passion s’accordant au féminin

Cher tout le monde, femmes hommes et tant d’autres, pourquoi les femmes sont-elles rares dans la direction d’orchestre ? Parce que la profession est associée au pouvoir, au prestige du commandement, donc à la virilité.

La chef d’orchestre Claire Gibault, fondatrice et directrice du Paris Mozart Orchestra, parismozartorchestra.com

Claire Gibault (née en 1945) est la fondatrice et directrice artistique et musicale du Paris Mozart Orchestra, un orchestre engagé et solidaire (site web ici). Cette chef d’orchestre raconte la relative intolérance à l’égard des femmes : une assistante chef d’orchestre, oui, une chef passe moins bien. (Femmes et musiques classique : les 5 questions qui fâchent, 10 mai 2016, francemusique.fr, ici)

Zahia Ziouani, chef d’orchestre et fondatrice de l’Orchestre symphonique Divertimento, facebook.com

Il est important de rappeler que, dans le domaine musical, comme dans d’autres, le mépris du féminin n’a pas toujours été de mise.

Dans Acceptées au XVIe siècle, rejetées depuis le XIXe siècle, un article de 2005 du site lemonde.fr, sont cités les actes du colloque L’Accès des femmes à l’expression musicale (l’Harmattan, 2005), publiés sous la direction d’Anne-Marie Green et Hyacinthe Ravet. On y apprend que les chefs d’orchestre existaient dès le XVIe siècle, notamment dans les communautés religieuses italiennes (lire ici).

Revue Diapason de février 2018 avec, en couverture, la chef d’orchestre mexicaine Alondra de la Parra

Le Diapason (no 665) de février 2018 propose des chiffres éclairants. Sur 744 orchestres professionnels permanents que la revue a recensés, dans le monde, 32 ont à leur tête une directrice musicale, soit 4,3 % (mais 9,3 % aux États-Unis, « bon élève » de ce palmarès peu reluisant). L’article du Diapason présente une sélection de chefs renommées : la violoniste américaine Marin Alsop (née en 1956), la Française Laurence Equilbey (née en 1962), la Lithuanienne Mirga Grazinyte-Tyla (née en 1986), la claveciniste française Emmanuel Haïm (née en 1962), la soprano canadienne Barbara Hannigan (1971), la violoncelliste finlandaise Susanna Mälkki (1969), la Mexicaine Alondra de la Parra, l’Italienne Speranza Scappucci (née en 1973), la contralto française Nathalie Stuzmann (née en 1665), la flûtiste canadienne, la Portugaise Joana Carneiro (née en 1976), Keri-Lynn Wilson (née en 1967), la pianiste australienne Simone Young (1961).

Si les photos montrent des chefs ayant la particularité d’être blanches (au sens sociologique du terme), sont mentionnées, dans le corps de l’article, la Sino-Américaine Xian Zhang (née en 1973) et la violoncelliste coréenne Han-Na Chang (née en 1982…

En 1991, l’écrivain, critique d’art et de musique classique Norman Lebrecht constate : Dans nos sociétés évoluées où toute discrimination est un délit, les salles de concert demeurent au-dessus des lois, comme des bastions inexpugnables de la suprématie masculine et blanche. La phrase est relayée par de nombreux sites internet dénonçant le sexisme du monde musical. Sur celui classical-music.com, l’article pose à la question : why aren’t there more women conductors? (ici).

La chef américaine Jeri Lynne Johnson fondatrice, en 2008, du Black Pearl Chamber Orchestra, blackpearlco.instantencore.com

Norman Lebrecht, je rappelle, qualifie la suprématie de masculine et blanche, car pour certaines, le mépris du genre est renforcé par le mécanisme de racialisation. Donc chapeau à l’Américaine Jeri Lynne Johnson qui fonde, en 2008, le Black Pearl Chamber Orchestra, le premier orchestre professionnel multiethnique de Philadelphie, remarquable en ce qu’il reflète l’excellence de la richesse ethnique et culturelle des États-Unis (site ici). Qui est Jeri Lynne Johnson ? Elle est la première Afro-Américaine à remporter un prix de direction internationale : le Taki Concordia Conducting Fellowship, en 2005. Elle commence à diriger pendant ses études de doctorat en théorie et histoire de la musique à l’Université de Chicago. Alors qu’elle était étudiante, elle reçoit la Bourse de direction Jorge Mester 1998 pour participer au Festival de musique d’Aspen, ce qui lui assure le soutien de ses professeurs et mentors : Marin Alsop (fondatrice du Taki Concordia Conducting Fellowship), Sir Simon Rattle et Daniel Barenboim. De 2000 à 2004, Jeri Lynne Johnson a été adjoint du Chamber Orchestra of Philadelphie. Récompensée par de nombreux prix, elle est considérée par les médias, aux États-Unis, comme une des maestros importantes, aux côtés de professionnelles de renom telles que Marin Alsop et JoAnn Falleta. Le Black Pearl transporte le public, l’amenant à être plus qu’au spectacle, il lui propose à participer à l’expérience musicale en combinant l’excellence artistique avec un engagement communautaire innovant.

La chef d’orchestre Zahia Ziouani, facebook.com

La chef franco-algérienne Zahia Ziouani (née en 1978) a une jumelle Fettouma qui est violoncelliste. Les sœurs ont grandi à Pantin, au nord de Paris. Leurs parents sont des mélomanes et des amoureux de la culture. Au conservatoire de Pantin, Zahia Ziouani choisit la guitare, mais désireuse d’intégrer un orchestre, elle bifurque vers l’alto. À 13 ans, elle se prend de passion pour la direction d’orchestre. À 16 ans, elle est sélectionnée pour étudier, à Berlin, auprès du maestro roumain Sergiu Celibidache. En 1997, Zahia Ziouani crée l’orchestre Symphonique Divertimento, une formation qui, aujourd’hui, compte 70 musiciens de la Seine-Saint-Denis, de Paris et de la région Ile-de-France. Depuis une décennie, cet ensemble symphonique, qui veille à la parité homme-femme, se produit en moyenne à 40 concerts par an et participe à des projets d’artistes innovants (site web de Divertimento ici). En 2007, Zahia Ziouani est nommée premier chef d’orchestre invitée de l’Orchestre National d’Algérie. Sa biographie La chef d’orchestre est parue en octobre 2010 aux éditions Anne Carrière (ici).

La chef d’orchestre belge d’origine polonaise Zofia Wislocka, imusicibrucellensis.com

On ne peut pas avoir raison des préjugés, seulement lutter contre leur banalisation en valorisant les talents qui en sont la cible. C’est la vocation de l’Association internationale Femmes Maestros créée, le 8 mars 2001, par la chef d’orchestre belge d’origine polonaise Zofia Wislocka qui a créé l’orchestre à cordes I Musici Brucellensis en 1991 (site web de l’association Femmes Maestros ici).

Le combat pour la parité dans la sélection des solistes est inséparable de la déconstruction de la représentation sexuée des instruments, car une femme parmi les cuivres reste une curiosité, voire une incongruité. Autre constat, la harpiste Angélique Mauillon déclare qu’il n’y a que 2 % d’hommes attirés par la harpe. Sauf que, dans les orchestres, les solistes sont souvent des hommes (Femmes et musique classique : les 5 questions qui fâchent, francemusique.fr).

En 1839, Clara Schumann écrit dans son journal : Il fut un temps où je croyais posséder le talent de la création, mais je suis complètement revenue de cette idée, une femme ne doit pas prétendre composer – aucune n’a encore pu le faire et cela devrait être mon lot ? Ce serait une arrogance que seul mon père autrefois m’a donnée. Mais qu’on se le tienne pour dit, à toutes les périodes, les femmes ont créé, sauf que leur apport n’est pas reconnu et la mémoire collective les efface. Aujourd’hui, seules 4 % de compositrices vivantes sont programmées. Le milieu musical reflète l’inertie sociétale en matière d’inégalité. Les femmes sont peu nommées à des postes de responsabilité, faiblement représentée dans les conseils d’administration. En France, en 2016, 89 % des institutions musicales et 96 % des maisons d’opéra sont dirigés par des hommes, selon les chiffres du ministère de la Culture.

En résumé, les choses évoluent trop lentement, surtout quand on songe qu’il y a 130 ans, la maestro américaine Caroline Nichols a ouvert la voie. Faute d’avoir accès aux sociétés philharmoniques, les pionnières comme elle, on peut lire dans le Diapason, ont créé leur propre formation.

Caroline Nichols, créatrice et directrice du Fadette Ladies’ Orchestra de Boston, commons.wikimedia.org

Fille de musicien, l’Américaine Caroline Nichols (1864-1939) étudie le violon avec Julius Eichberg, Leopold Lichtenberg et Charles Loeffler.

Caroline Nichols et le Fadette Ladies’ Orchestra de Boston, 1897, commons.wikimedia.org

Elle fonde le Fadette Ladies’ Orchestra (1888-1920) à Boston – Fadette comme l’héroïne du roman de George Sand. Caroline Nichols a été une des premières à vivre de son activité de chef. Le Fadette Ladies’ Orchestra, qui est passé de six membres à vingt en 10 ans, a formé 600 femmes à la carrière professionnelle.

La chef d’orchestre Elisabeth Kuyper, première compositrice à recevoir le Prix Mendelssohn en 1905

La Néerlandaise Elisabeth Kuyper (1887-1953) reçoit une formation précoce. En 1896, elle quitte sa ville natale d’Amsterdam pour Berlin où elle est acceptée dans la prestigieuse Hochschule für Musik. En 1901, elle est la première à étudier la composition à Berlin à la Meisterschule für Komposition dirigée par le compositeur Max Bruch qui a été un mentor et un soutien pour sa carrière. Elisabeth Kuyper est la première compositrice à recevoir le Prix Mendelssohn en 1905. Elle compose son œuvre la plus connue, le concerto pour violon en si mineur, opus 10, qui est jouée pour la première fois en 1908.

La violoniste Aleksandra Maslovaric privilégie des œuvres des compositrices, aleksandramaslovaric.com

La violoniste Aleksandra Maslovaric, qui a fait un disque reprenant des œuvres non enregistrées d’Elisabeth Kuyper, dit que les compositions évoquent des comparaisons avec celles de Bruch, Dvorak, Vieuxtemps, Lalo et Saint-Saëns. Cependant, Max Bruch décrit les compositions de Kuyper comme « remarquables par leur inspiration originale, la beauté de la forme et la mélodie énergique… » (lire ici). Elisabeth Kuyper est la première femme à être nommée professeure de composition et de théorie à la Hochschule für Musik. Son action est liée au mouvement de libération des femmes, puisque la compositrice crée et dirige des ensembles permanents permettant à ses consœurs de travailler, comme un chœur de femme en 1908, le Berlin Women’s Musicians’ Orchestra, le London Women’s Symphony orchestra, en 1923, l’American Symphony Orchestra à New York en 1924…

Jane Evrard, violoniste et chef d’orchestre, christianpoulet.com

La Française Jane Evrard (1893-1984), née Jeanne Chevalier, commence le violon à l’âge de sept ans. Elle est reçue au Conservatoire de Paris où elle entre dans la classe de Narcisse-Augustin Lefort. Elle épouse le violoniste Gaston Poulet en 1912. L’année suivante, le violoniste Pierre Monteux les engage pour la création du Sacre du Printemps de Stravinsky, monté par Nijinski. Au milieu des années 1920, Gaston Poulet fonde les Concerts Poulet que rejoint sa femme qui enseigne également. Le couple se sépare en 1930.

La chef Jane Evrard, fondatrice de l’Orchestre féminin de Paris

Sur les conseils du compositeur, musicographe et critique musical français Émile Vuillermoz, Jeanne fonde l’Orchestre féminin de Paris et choisit le pseudonyme Jane Evrard. L’importance de l’initiative est soulignée par Émile Vuillermoz qui dit : « Jane Evrard pose franchement le problème de la main-d’œuvre féminine dans la musique d’ensemble. Voilà un geste honnête et courageux. »

Orchestre féminin de Paris fondé et dirigé par la chef Jane Evrard

L’Orchestre féminin de Paris devient rapidement célèbre. Jane Evrard tire de l’oubli des œuvres anciennes de Grétry et Couperin… et crée les œuvres de compositeurs contemporains qui écrivent pour elle : Eugène Bozza, Daniel-Lesur, Arthur Honegger, Maurice Jaubert, André Jolivet, Georges Migot, Darius Milhaut, Jean Rivier, Albert Roussel, Florent Schmitt. Son ensemble musical, composé de 25 musiciennes à cordes, se produira en France, au Portugal, en Espagne, aux Pays-Bas, jusqu’au début des années quarante. Après la libération, Jane Evrard dirige en province et à la radio nationale. (page que lui a consacrée Manuel Poulet, son petit-fils, ici)

La maestro et violoniste belgo-américaine Frédérique Petrides, commons.wikimedia.org

La violoniste belgo-américaine Frédérique Petrides (1903-1983), née Jeanne Elisabeth Petronella Mayer, est la fille de Joseph Mayer, un industriel allemand et collectionneur d’art et de Séraphine Sebrechts Mayer, une pianiste, compositrice, professeure connue au Conservatoire de Bruxelles et qui était aussi peintre et photographe. Séraphine Sebrechts Mayer se préparait à concourir pour le Prix de Rome, mais sa famille l’en a dissuadée – une histoire de talent gâché qui marquera sa fille. La famille de Frédérique Petrides est très aisée et habite la banlieue d’Anvers. Frédérique Petrides bénéficie de l’enseignement de sa mère et reçoit des cours particuliers du violoniste Mathieu Crickbom, un disciple d’Eugène Ysaÿe. En 1923, Frédérique Petrides émigre aux États-Unis où elle s’inscrit à l’Université de New York. En 1931, elle épouse un journaliste Peter Petrides qui la soutient et l’encourage à fonder l’Orchestrette Classique en 1933, dont il devient le directeur et l’agent de promotion.

Frédérique Petrides et l’Orchestrette Classique, commons.wikimedia.org

Cette formation de musiciennes, qui donne cinq à six concerts par an, fait les couvertures des journaux et magazines. La presse couvre d’éloges la directrice et les musiciennes. Dans le New Yorker du 12 décembre 1936, on peut lire que Frédérique Petrides concocte quelques-uns des meilleurs programmes de la ville. C’est que l’Orchestrette Classique crée des œuvres de compositeurs américains alors mal connus, comme Samuel Barber, Paul Creston, David Diamond, et du Britannique Ralph Vaughan William, mais de nos jours, célèbres et joués… La formation est rebaptisée, en 1942, l’Orchestrette de New York. Avec le concours de son mari, de 1935 à 1940, elle publie Women in Music, un bulletin mettant en évidence l’activité des musiciennes dans le passé et le présent. En 1943, la formation, ayant aussi bénéficié du vide laissé par les musiciens partis au front, donne sa dernière représentation.

La chef d’orchestre américaine d’origine belge Frédérique Petrides, commons.wikimedia.org

À partir de ce moment et jusqu’à la fin de sa carrière, Frédérique Petrides dirige des orchestres mixtes, crée des concerts, fonde un festival… Cette figure influente de la scène musicale américaine n’a eu de cesse de défendre le talent des femmes, de poursuivre un travail de présentation d’œuvres oubliées et de valorisation des compositeurs contemporains.

Nadia Boulanger, pédagogue, pianiste, organiste, chef d’orchestre et compositrice française, commons.wikimedia.org

La compositrice, pianiste, organiste française Nadia Boulanger (1887-1979), fille et petite-fille de maître de chant au Conservatoire de paris, où elle entre à 10 ans. Gabriel Fauré est un de ses professeurs, Maurice Ravel, son camarade de classe. Elle se classe deuxième au Prix de Rome en 1908. Elle commence à enseigner, notamment à sa sœur cadette, Lili qui est la première compositrice à remporter le Prix de Rome en 1913. Après le décès prématuré de Lili, Nadia Boulanger cesse de composer et se consacre à sa vocation – réelle et non obligée – de pédagogue. Au Conservatoire américain de Fontainebleau, son enseignement captive, durant plus de 70 ans des milliers d’étudiants. Sans oublier, les après-midis du mercredi où les invités écoutent ses analyses dont la connaissance musicale commence bien avant Bach… À la fois exigeante et ouverte aux expérimentations, celle qu’on appelle Mademoiselle (elle restera célibataire) est la première à diriger le London Philhamonic en 1936 et le Boston Symphony Orchestra en 1938, le New York Philhamonic au Carnegie Hall, le Philadelphia Orchestra…

La pianiste, compositrice et chef d’orchestre anglaise Ethel Leginska, commons.wikimedia.org

La pianiste, compositrice anglaise Ethel Leginska (1886-1970), née Liggins, à Hull (Yorkshire) est un prodige qui se produit en public à l’âge de six ans. Le soutien financier de l’épouse d’un riche amateur lui permet de poursuivre des études au Conservatoire Hoch à Fankcfort, puis d’étudier trois ans à Vienne avec Theodor Leschetizky (un élève de Czerny). Ethel Liggins donne ses premiers concerts à l’âge de seize ans. Elle fait une tournée en Australie. Comme les grands interprètes de l’époque sont Polonais, elle prend le pseudonyme de Leginska. Elle tourne en Europe où sa virtuosité est applaudie. En 1907, elle épouse un compositeur rencontré à Vienne, qui devient son manager. Le couple a un fils et se sépare en 1912. En 1913, ayant joué, avec succès, à New York, Ethel Leginska décide d’émigrer aux États-Unis. Elle suit des cours de composition avec Ernest Bloch. Elle étudie la direction d’orchestre avec Eugène Goosens, chef du Covent Garden. Ethel Leginska est la première à diriger des orchestres aussi importants que le Philharmonique de Berlin, le London Symphony – des orchestres composés uniquement d’hommes. En 1925, c’est le New York Symphony Orchestra. Afin d’asseoir son autorité, elle porte un smoking. En 1932, elle fonde sa formation de musiciennes : le National Women’s Symphony de New York.

La pianiste et chef d’orchestre Antonia Brico, commons.wikimedia.org

Antonia Brico (1902-1989) est née à Rotterdam, aux Pays-Bas. Sa famille s’installe en Californie en 1908. À la fin de ses études secondaires, elle est déjà une pianiste accomplie. Pendant ses années d’études à l’Université de Californie, elle est l’assistante du directeur de l’Opéra de San Francisco. En 1927, elle se rend en Europe pour étudier à la Hochshule für Musik de Berlin où elle travaille la direction d’orchestre avec Karl Muck (directeur du l’Orchestre philharmonique de Hambourg). Elle étudie également le piano avec Sigismund Stojowski. En 1929, Antonia Brico est la première Américaine diplômée en direction d’orchestre. Le 10 janvier 1930, elle dirige l’Orchestre philharmonique de Berlin. La carrière d’Antonia Brico décolle aux États-Unis, où elle dirige de nombreuses formations, en tant que chef invité. Elle est la première femme à  diriger le New York Philharmonic Orchestra (1938) et accéder au poste de chef dans des formations permanentes.

Antonia: A Portrait of the Woman, documentaire de Jill Godmilow

Après la guerre, Antonia Brico enseigne et  fonde le Denver Businessmen’s Orchestra dont elle sera la directrice musicale jusqu’en 1984. Cette formation deviendra le Denver Philharmonic Orchestra. Un documentaire lui a été consacré, Antonia: A Portrait of a Woman, réalisé par Jill Godmilow.

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, voici un extrait du documentaire Zahia Ziouani – une chef d’orchestre entre Paris et Alger dont les qualités donnent envie d’avancer au mieux de son être.

Hannah Kendall, compositrice britannique et enseignante, hannahkendall.co.uk

Au cours des recherches pour cet article, j’ai fait la belle découverte de Hannah Kendall, compositrice britannique et enseignante, née à Londres en 1984 et dont le grand-père était un musicien de jazz. Hannah Kendall est diplômée de l’université d’Exeter où elle s’est spécialisée dans les études vocales et la composition au Royal College of Music et elle a étudié la gestion des arts au royal College of Music and Drama. Ses œuvres complexes et travaillées ont été remarquées par des formations comme le London Philharmonic Orchestra, Le Bournemouth Symphony orchestra, le BBC Singers… Elle a écrit The Spark Catchers, une œuvre orchestrale inspirée par le poète Lemn Sissay : The Spark Catchers. Créée, en août 2017, lors de la Night Prom donnée par le Chineke ! Orchestra, cette composition est structurée par des phrases du poème de Sissay rendant hommage aux ouvrières des manufactures d’allumettes ayant, en 1888, mené une grève historique – il s’agissait du premier mouvement de protestation déclenché par des ouvrières sans qualification (écouter ici).

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