Pourquoi Les vagabonds sans trêves aiment les voyages transatlantiques

13/06/2016

By Christophe-Géraldine Métral

Les traversées évolutives

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Metropolitan Museum, New York

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, il y a une raison perso qui pousse Les vagabonds sans trêves à circuler de part et d’autre de l’Atlantique et à nomadiser tantôt en Afrique, tantôt en Amérique, tantôt en Europe  : mes ascendants viennent de ces trois continents. En effet, j’ai deux arrière-grands-parents belges, deux français, trois haïtiens et un libanais.

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Amérique, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Amérique, Metropolitan Museum, New York

L’autre raison, plus forte, est la passion évolutive qui accueille sans hiérarchie les cultures, afin d’en célébrer les noces et de se grandir de leur excellence vitale, source mouvante de devenirs hybrides.

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Amérique, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Amérique, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Amérique, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Amérique, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Afrique, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Afrique, Metropolitan Museum, New York

Avec la publication d’articles mélangeant arts, philosophies, musiques, problématiques, coups de tête et de cœur, Les vagabonds sans trêves ne versent pas dans la confusion des genres, mais la déterritorialisation des énergies ré-agencées par un désir altéré qu’elles irriguent, sans jamais l’assouvir.

Le blog affirme et réaffirme que l’humain est multiple et que toute tentative de lui assigner une identité figée se fait au détriment de son immensité, donc de son humanité singulière.

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Afrique, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Afrique, Metropolitan Museum, New York

Si le terrain de prédilection des Vagabonds sans trêves est le monde entier, leur vision de celui-ci se veut à la traverse, loin de l’être totalitaire ou de la mise en demeure du dualisme. Combien de dilemmes sont impossibles exercices d’exister ? Combien sont juste la fidélité à la frigidité qui refuse son désir au monde, rien qu’un manque de confiance profonde en la vie? De l’inappétence qui s’ignore?

Gilles Deleuze et son ancienne étudiante Claire Parnet, source : alchetron.com

Gilles Deleuze et son ancienne étudiante Claire Parnet, source : alchetron.com

Gilles Deleuze et Claire Parnet, Dialogues, éditions Champs Flammarion, 1996, pages 27 et 28 :

Gilles_deleuze_dialoguesLes dualismes ne portent plus sur des unités, mais sur des choix successifs : tu es un blanc ou un noir, un homme ou une femme, un riche ou un pauvre, etc. ? Tu prends la moitié de droite ou la moitié de gauche ? Il y a toujours une machine binaire qui préside à la définition des rôles, et qui fait que toutes les réponses doivent passer par des questions préformées, puisque les questions sont déjà calculées sur les réponses supposées probables d’après les significations dominantes. Ainsi se constitue une grille telle que tout ce qui ne passe pas par la grille ne peut matériellement être entendu.

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Europe, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Europe, Metropolitan Museum, New York

Les sujets abordés par Les vagabonds sans trêves sont le ressort du déplacement désirant qui n’a pas la prétention d’en faire le tour ni d’en épuiser la richesse. Avant tout, à chaque étape, il s’agit, cher tout le monde, de vous mettre l’eau à la bouche, d’attirer votre attention, de rappeler qu’une réalité apparemment banale ou mésestimée est plus complexe, curieuse, combative ou désirable qu’il n’y paraît. Dans nos sociétés telles qu’elles sont étroitement conçues, beaucoup de souffrances ne sont pas un accident, mais du malheur orchestré par l’ordre établi contre lequel il convient de s’élever.

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Europe, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Europe, Metropolitan Museum, New York

La société précède l’individu qui n’est pas responsable de tout. Mais, dès lors qu’il commence à penser sa position dans le monde, dès lors qu’il développe l’audace d’en débattre, il cesse d’être victime et devient résistant.
Par rapport aux injustices sociétales, être positif, voir les choses du bon côté ne suffit pas. Il vaut mieux s’extraire du conformisme de l’éducation et de sa culture. Cette libération implique d’être conscient des oppressions collectives et de la construction historique de la fermeture des mentalités et de la violence arbitraire des institutions qui, parfois, criminalisent des comportements anodins.
Dans le blog Les vagabonds sans trêves vous lirez ces êtres qui sont des passeurs de pensées assaillantes dont la fréquentation invite à sortir des sentiers battus, partir à la rencontre des voix ayant le courage de la juste colère et du combat de la réflexion autrement.

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Asie, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Asie, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l'allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Asie, Metropolitan Museum, New York

Tiepolo Giovanni, Fresque Apollon et l’allégorie des planètes et des quatre continents, Détail Asie, Metropolitan Museum, New York

Et l’Asie me direz-vous  ? Le manque d’elle pèse beaucoup aux Vagabonds sans trêves. Alors bientôt, ils pousseront leurs pas curieux et légers en sa direction.

Maurice Ravel peint par Henri Manguin en 1903

Maurice Ravel peint par Henri Manguin en 1903

Maurice Ravel peint par Adof Nauer en 1930

Maurice Ravel peint par Adof Nauer en 1930

Apprécions  les évolution et les déplacements multiples de soi, sur la musique de Ravel, les Miroirs qui sont cinq pièces pour piano, dont la troisième orchestrée par le compositeur s’intitule Une barque sur l’océan.

Encore une précision de taille : la magnifique fresque d’Apollon et l’allégorie des planètes et des continents est une huile sur toile monumentale. En effet, elle fait 185,4 × 139,4 cm et est exposée au Metropolitan Museum of Art de New York. Avec ses 677 mètres carrés, c’est la plus grande fresque de plafond au monde. Cette peinture est l’esquisse à l’huile présentée par Giovanni Battista Tiepolo, le 20 Avril 1752, en vue de la réalisation de l’immense fresque de l’escalier du palais de Carl Philipp von Greiffenklau, prince-évêque de Würzburg en Bavière-Allemagne. Le célèbre maître vénitien dont la peinture décorative était appréciée de ses contemporains montre Apollon qui se lance dans sa course à travers le ciel. Le dieu grec du chant, de la musique, de la beauté masculine et de la poésie, des purifications et de la guérison est entouré de divinités représentant les planètes. Les figures allégoriques sur la corniche représentent les quatre continents connus alors du monde de l’artiste. Beaucoup de modifications ont été apportées à cette esquisse afin d’obtenir la fresque définitive, mais la composition fait déjà apparaître l’habileté, le sens de l’espace, de la fraîcheur, de la lumière, du mouvement et le génie rococo des couleurs exquises propres à l’extraordinaire Tiepolo, un peintre et un fresquiste savant, et pourtant spontané, prolifique et très demandé qui connu un vif succès en Russie et en Angleterre.

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