La migration des murs de James Noël

La poésie à l’épreuve des murs

James Noël, Ayiti la ! Les lettres haïtiennes en mouvement, manifestation organisée par Coopération Éducation Culture ong au Jardin botanique de Bruxelles, 8 juin 2017

Publié chez Galaade, dans la collection Auteur de vue, le recueil La migration des murs de James Noël est une œuvre protéiforme, sans point et sans fin comme le règne proliférant des constructions contre lesquelles butent le marcheur et celles tellement plus pérennes prisons de l’esprit.
Il faudrait un peu méditer sur les
murs des maisons, qui parfois sont
sans fenêtres ni portes de secours
Nulle vue qui ne donne sur l’humain
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L’encre est ma demeure de Georges Castera

La vie en poésie résistante

georges_castera_l__encre_est_ma_demeureCher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, c’est en 2010, l’année du séisme, que j’ai ramené dans mes bagages l’extraordinaire recueil L’encre est ma demeure, acheté dans la succursale de la fameuse librairie La Pléiade à Pétion-Ville. Je ne connaissais pas le poète et dessinateur haïtien Georges Castera né le 27 décembre 1936 à Port-au-Prince. C’est avouer combien je ne suis ni précoce ni attentive, car Castera est une figure majeure de l’espace littéraire haïtien, qui a mis sa plume au service de la rébellion poétique.

Dans la préface de cette anthologie à pleurer d’intelligence, dont le seul défaut est la brièveté, Lionel Trouillot écrit : Ce n’est pas une injure de dire que Castera est perçu comme le plus politique des grands poètes haïtiens et l’un des initiateurs de la modernité poétique. Dans une solitude assumée tout au long d’une quarantaine d’années d’écriture, au point de devenir exemplaire. Continuer la lecture de « L’encre est ma demeure de Georges Castera »