coups de tête

Le poète Jacques Sojcher entre Verlaine et Baudelaire (1/2)

Très doucement ou le tact premier

Très_Doucement_Sojcher
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Publié par la maison d’édition Au coin de la rue de l’Enfer et avec, en couverture, un dessin de la peintre Rachel Silski, Très Doucement, inspiré par les harmonies faussement légères de l’aube et du crépuscule, est un recueil de poésies nostalgiques, aux rythmes lents et ressassants…
…les mots
venus de l’enfance
Dans le désordre et l’oubli

Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com
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Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, Très Doucement tient du chant des sirènes qui appelle la mémoire dont le trou énigmatique ou la défaillance fascinatrice interdit de posséder l’appartenance profonde, l’habitation perdue en soi, perdue pour le retour sur soi qui, contrarié, butte et trébuche contre l’irrattrapable mot sur le bout de la langue ou de la peau.

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Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

Très Doucement est une mosaïque aimante, sous le coup de l’envoûtement des « il était autrefois » dont, pourtant, le temps ne fane pas les images, dont l’écoulement du temps n’évente guère les parfums de…
La maman juive
te couvrait de caresses.
Tu touches aujourd’hui les femmes
Très doucement. 

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Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

La douceur est notre part commune. Un universel.
— Tu as une voix douce.
— Tu es l’objet de cette douceur.
(p. 11)

Rachel Silski (peintre), parle de ses dessins dans le recueil Très Doucement dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com
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Rachel Silski (peintre), parle de ses dessins dans le recueil Très Doucement dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

École maternelle ou école gardienne, peu importe la formule pour jardin d’enfants, sous toutes les latitudes et à toutes les époques, dans l’ordre des choses du destin humain, la douceur, en son éden démesuré de frôlement, est, au sortir de ventre de la mère, l’enseignante du fondamental, la première leçon de vie, précédant même le goût de la tétée du lait. Le jeu d’éveil de la romance. La romance d’être à portée de main. La découverte de la fiction : un fabuleux paradis duquel aucun Dieu jamais ne nous chassera. Car, en tant que créatures de langage, nous avons à nous faire exister dans le monde de la représentation qui est notre don et notre malédiction sans porte de sortie.
Tu n’existes que dans les mots pour être sûr de n’avoir pas rêvé. (p.  6)

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Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

Si la noblesse se mesure à l’ancienneté, alors, de notre for intérieur, le souvenir de la caresse est le plus noble vestige. Et la tentation de dire la douceur, toute la douceur première des regards, des voix, des saveurs, c’est accorder les mots au mystère initiateur, c’est évoquer la caresse distribuant la chaleur, c’est invoquer les doigts dispensant l’affirmation de l’être, auxquels s’agrippent les doigts enfants. C’est suivre à la trace le mouvement d’amour maternel arpentant le petit corps du petit d’homme qui se découvre dans l’attouchement appelé par la bonté du tact qui dit ses contours, révèle ses limites et, avec elles, le vouloir jamais altéré du désir d’être touché, réaffirmé dans son être et l’appétence de l’autre. L’autre ? Même et surtout l’autre je du dedans.
Tu mets hors de toi
le récit.

Ta souffrance est bien
cachée.
Tu es le marrane
de ta vie. (p. 22)

En un doux galop répétitif de cheval à bascule, les Fragments vont et viennent entre fugacités charnelles et profondeurs puériles, entre, d’un côté, les images intimes, fortes d’un luxe parfait de détails séduisant, précis, précieux, captivants, ciselés comme des étoiles sensuelles dont la fantaisie scintille dans le noir firmament de l’amnésie et, de l’autre côté, l’enfance indélébile, ses délices du goûter et ses souvenirs de jouets appréciés « dans l’ombre dormante de ta mère ».
Comme l’immense, l’immense manque. (p. 19)

Si en temps de paix donner son nom est un don sans conséquence, en temps de guerre persécutrice, la survie en passe par être tu, par la dissimulation de la part de soi niée, sa révélation, son apparition, fût-elle, fantôme d’un instant, signifiant la peine de mort. Le menteur en herbe a retenu ce principe de sagesse.
Comme tu ne peux pas donner ton nom
à ceux qui t’interroge
dans le village de la cachette,
tu as trouvé cette réponse
qui n’est pas un mensonge
sans dévoiler la vérité.
C’est l’histoire de toute ta vie. (p. 20)

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Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

On peut supposer que le début d’un conflit correspond à la date de la déclaration de guerre. Mais la fin, comment la déterminer ? Quand l’armistice est signé, est-ce vraiment l’arrêt des hostilités pour les survivants et leurs descendants ?

Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com
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Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

Est-il, dès lors, judicieux de sortir en plein jour, au nom de la vérité à poursuivre ? Et que poursuit-on quand on poursuit la vérité, quand la vérité est plate et fade et même mortelle et le mensonge espace gardien ? N’est-ce pas la magie de l’illusion qui protège et féconde ? L’aventure du mensonge qui procure un supplément d’assurance et de consistance ? Le masque artiste la meilleure expression de la beauté dont je suis l’abondance ? La fiction qui, de toutes les habitations, est la plus désirable ? Le Q.G. de la résistance radieuse ?
Du coup, pourquoi sauver autre chose que la face puisqu’en définitive, comme dit aussi Clément Rosset, on n’a que ça ? Et que penser des histoires d’arrière-monde parfait racontées par l’esprit religieux que la confiance refusée en l’ici-bas tourne, dans une morgue singulière, vers quelques espérances en… En quoi ? Où est la garantie que ces mots ont une valeur de vérité supérieure à la parole très baudelairienne de l’éloge des apparences et de l’exhortation à l’ivresse ?

Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com
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Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

Mais le refus d’imaginer une coulisse aux affaires terrestres ne leur ôte ni profondeur ni complexité. Et la partie Litanies de psalmodiee les « je veux dire » d’une prière profane, le jeu de dire l’épiphanie féminine tiraillée entre l’absolu et l’ordinaire femme, l’opposition femme mi-ange éblouissant mi-animal adorable que l’alchimie de l’amour sublimerait en une : la clé de la résolution, la pierre philosophale est la bonté. Au désir bipolaire, au désir dans l’oscillation perpétuelle de l’adresse à la sibylle, qui circule dans l’imaginaire, et cercle autour des représentations sans les cerner, et ricoche de l’une à l’autre, et répète le fantasme chimérique, l’impossible…
… demande de douceur perdue.
Tu fabriques ton exil et ton abandon. (p. 27)

Jacques Sojcher, philosophe et poète
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Jacques Sojcher, philosophe et poète

Les amours vagabondes sont la chair du recueil de poésie Éros errant auquel le deuxième volet de cet article est consacré. Ici, contentons-nous de souligner que le contraste du vulgaire et sublime, du commun et du singulier chez les femmes riches en avatars, est, peut-être, à rapprocher du  : Car es-tu Reine, ô Toi ! la première ou la dernière ? du poème de Gérard de Nerval intitulé Artémis. Artémis, faut-il le préciser est la mère des Amazones, une déesse chasseresse lunaire, ambiguë, désirable et farouche maîtresse chaste des forêts obscures…

Comment échapper à la séparation « de corps d’images et de noms » ? Le refuge devenu prison, le poète reste celui qui part dans la fuite écrite le long du chemin de la sensation source : l’être de douceur qui soutien son ardeur et dont la berceuse, jamais tombée dans l’hier ou l’oubli, est un murmure obsédant, aussi infredonnable que la mélodie du vent qui passe, du temps qui…
Quand s’interrompt l’itinérance du rêveur, quand s’éteignent les mille feux du fragile cœur d’artifice, quand s’arrêtent les mille effeuillages du corps d’artichaut, demeurent les images qu’éternise L’acte de substituer l’une à l’autre, personne à personne, de déplacer les images… (p. 30)

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Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

À la soumission au réel a, précocement, été préférée l’allégeance au lieu des idées voluptueuses, la vocation des mots qui sont la vaste assemblée des pairs d’errance, des gardiens de la survie de l’homme d’autant plus précaire que l’autre est cette puissance évocatoire qui garantit la préservation du présent. Comme l’absence femme l’absente de lui-même, au bout de la route de fuite solitaire et de nuits blanches, il y a la terreur, l’appréhension, peut-être moins de la mort que du baiser de l’abîme plongeant dans la sensation d’inexister. La voix, ouverte à tous les vides, est alors inaudible, pensée du rien accordée au néant qui retire les mots de la bouche chantonnant le manque femme et soi : « je pas moi nous personne ici là ». (p. 38)

Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com
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Rachel Silski (peintre), Jacques Sojcher (poète), Richard Kenigsman (peintre) dans la librairie La Licorne à Bruxelles, vagabondssanstreves.com

Dans la partie intitulée Ici et là, « l’écrivain est vraiment nulle part ». Voilà… Est-ce : la voix là de l’« être toujours ailleurs, autre »… Est-ce : vois la ? La étant l’écriture, l’écriture vue comme énergie de l’« homme de mots », l’homme mots dits du pas assez… (p. 38)

Dessin de Rachel Silski dans Très Doucement, page 48
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Dessin de Rachel Silski dans Très Doucement, page 48

Où s’évanouit l’objet dont il est l’objet, où se vit l’effacement, le sujet se découd. Le sujet décousu peut-il se taire et renoncer ? Demeurer dans le retrait et le rejet de la relation à l’autre ? Le vœu de silence répudie-t-il en nous le lieu d’être qu’est la parole ? Ne parlons-nous pas, non pour dire quelque chose, mais parce que l’autorité de la vie ou son énergie autoritaire nous livre aux mots, puis nous en délivre à notre insu, puis, après l’égarement d’être passée par toutes les couleurs de l’angoisse et du chaos, nous réexpédie dans la dimension du langage à la recherche de la douceur constitutive ? Un rien déçu. Et dans le désabusement dialogique fait écho au Colloque sentimental de Verlaine.
— Tu te rappelles ?
— Oui
— C’était le bonheur

— Oui
— Et aujourd’hui ?
— Le souvenir.

« Les mots s’en vont,
les noms perdent leurs noms.
Bientôt il ne restera plus
que la douceur d’avoir été. » (p. 47)

Jacques SoJcher dédicaçant dans la librairie La Licorne à Bruxelles
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Jacques SoJcher dédicaçant dans la librairie La Licorne à Bruxelles

Tous les condamnés, que ce soit à la mort ou à la vie, aspirent à retrouver l’asile du corps de la mère :
Tu fermes les yeux
Tu rentres dans le ventre
De ta mère qui te rejette
À nouveau. (p. 51)

Toute conscience d’être condamnée, à la mort ou à la vie, appelle le père à témoin :
Tu bredouilles le nom
imprononçable de Dieu
Tu vas bientôt partir
sur la pointe des pieds. (p. 51)

Jacques SoJcher dédicaçant dans la librairie La Licorne à Bruxelles
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Jacques SoJcher dédicaçant dans la librairie La Licorne à Bruxelles

Voilà, c’est plein de tact poétique et c’est proposé par la maison d’édition Au coin de la rue de l’Enfer où Très Doucement vous attend avec une patiente impatienceCher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, la lecture vaut le détour d’amours humaines…

Encore quelques tranches de vies œuvrantes :

Le peintre Richard Kenigsman, vagabondssanstreves.com
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Le peintre Richard Kenigsman, vagabondssanstreves.com

Le peintre belge Richard Kenigsman est né en 1945 à Bruxelles, Belgique, où il vit et travaille. C’est un artiste reconnu qui a participé des des expositions collectives et individuelles à Bruxelles, Paris, Londres et New York. Sa biographie et son actualité se retrouvent sur son website. Vous pouvez aussi le suivre sur FACEBOOK. Dans la deuxième partie de cet article, consacrée au recueil Éros errant, nous apprécierons comment ses dessins dialoguent avec la poésie de Jacques Sojcher. 

La peintre, psychologue et psychanalyste Rachel Silski, vagabondssanstreves.com
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La peintre, psychologue et psychanalyste Rachel Silski, vagabondssanstreves.com

Rachel Silski est une psychologue, psychanalyste et peintre belge. Vraiment peintre ! C’est souligné, non seulement sans jeu de mots, mais avec un profond respect. N’est-ce pas émouvant que des artistes occidentaux fassent confiance au périmètre d’une feuille de papier ou de carton ?

Dessin de Rachel Silski pour le recueil de poésie Très Doucement
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Dessin de Rachel Silski pour le recueil de poésie Très Doucement

La palette de rouges imposants et de noirs profonds et moins, ses jets, traces, tâches, arborescences, bulles rutilantes, cercles de feu, brumes de carbone… confèrent à son œuvre une élégance japonisante sensible et méditative.

Dessin de Rachel Silski pour le recueil de poésie Très Doucement
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Dessin de Rachel Silski pour le recueil de poésie Très Doucement

Sur petit ou grand format, le travail manifeste une sensualité abstraite interprétant les mythologies de la vie, la mort, l’amour, la violence, la féminité…

Dessin de Rachel Silski pour le recueil de poésie Très Doucement
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Dessin de Rachel Silski pour le recueil de poésie Très Doucement

C’est avec plaisir que je vous annonce qu’un article lui sera bientôt consacré. Les curieux peuvent déjà en savoir davantage sur son website ou sur FACEBOOK.

Le poète, philosophe et essayiste Jacques Sojcher, vagabondssanstreves.com
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Le poète, philosophe et essayiste Jacques Sojcher, vagabondssanstreves.com

Auteur d’une trentaine de livres, le poète, philosophe, essayiste, écrivain belge, Jacques Sojcher est né en 1939. Il a enseigné la philosophie et l’esthétique à l’Université libre de Bruxelles où, pour être honnête, je dois préciser l’avoir eu pour professeur. Dans ces conditions, difficile, pourrait-on faire remarquer d’être objective. Pourtant en tordant un peu la notion augustinienne des « yeux du cœur » (qui, il est vrai, appartient au domaine de la foi religieuse), il est possible de défendre le surcroit de lucidité dans la connaissance de l’autre qu’apporte la sympathie.

Sojcher_trente_huit_variations_sur_le_mot_juif
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Mais revenons à Jacques Sojcher qui a reçu le prix Maurice Carême, en 2015, pour Trente-huit variations sur le mot juif, publié aux éditions Fata Morgana en 2014. Son œuvre comprend des essais de philosophie et d’esthétique, et des textes (récits, poésies, théâtres) dans lesquels l’autodérision, le sens de la frivolité, l’humour permet d’exorciser les questions existentielles, la souffrance et la violence, la précarité de la condition humaine, les affres du temps qui passe et surtout… l’énigme de l’amour, du rapport aux femmes et à soi à travers l’expérience de la perte (du père, notamment). Vous pouvez suivre l’actualité de Jacques Sojcher sur Facebook. Et prendre connaissance de sa bibliographie sur  Wikipedia, et regarder les nombreuses vidéos sur Internet.

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Je vous recommande aussi Je veux être actrice (la bande annonce). Réflexion sur le cinéma comme passion du jeu d’acteur, ce film est une plage poétique imaginée par son fils Frédéric Sojcher qui est réalisateur, écrivain et professeur à la Sorbonne. Jacques Sojcher donne, en grand-père philosophique, la réplique à sa petite-fille de dix ans, Nastasjia qui veut devenir comédienne.

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, on se quitte avec la douceur de la douceur, l’inégalé, personne n’a fait mieux, Try a little tenderness d’Otis Redding :
And it’s all so easy
Et cela est si facile
Come and try
Allez-y et essayez
Try a little tenderness
Essayez de leur donner un peu de tendresse
Yeah try
Oui essayez
Just keep on trying

4 réflexions au sujet de « Le poète Jacques Sojcher entre Verlaine et Baudelaire (1/2) »

  1. Superbe commentaire qui virus a demandé un travail de recherche que j’apprécie .
    Vous avez pointé des choses très justes et citer Clement Rosset un de mes auteurs favoris me convient parfaitement et m’honore
    Bravo

    1. Merci, je suis très touchée. Et quel plaisir c’est de vagabonder avec vos dessins accompagnant magnifiquement Éros errant !
      CGM

Les commentaires sont fermés.